Ce que vous ressentez est incontestable
Personne ne peut savoir mieux que VOUS ce que vous ressentez.
Votre ressenti émotionnel peut être discuté, compris, apaisé,
mais il n’est jamais “faux”.
Vous seul.e savez ce que vous ressentez
Ce que vous ressentez, à l’intérieur, n’appartient qu’à vous et rien qu'à vous.
Même si les autres ne comprennent pas, ne sont pas d’accord ou trouvent que vous “exagérez”, ils n’ont pas accès à votre monde intérieur. Ils peuvent discuter de la situation, mais ils ne peuvent pas décider à votre place si vous avez mal, si vous êtes triste, en colère ou anxieux.
Et ils ne peuvent pas dire ce que vous devriez ressentir, ils ne peuvent pas dire que ce que vous ressentez est « faux ».
Vous êtes la seule personne légitime pour dire : “Voilà ce que je ressens ...”
On peut discuter de tout... sauf de votre ressenti !
On peut discuter :
- de ce qui s’est réellement passé ;
- de la manière dont vous auriez pu interpréter un geste ou une parole ;
- de la façon dont vous réagissez.
En revanche, on évite de dire :
- “Tu n’es pas triste.”
- “Tu ne devrais pas te sentir blessé.e.”
- “Tu n’as pas à te sentir en colère.”
Tenir de tels propos revient à nier votre réalité intérieure. Sauf que votre ressenti est incontestable :
Il est là, qu’il plaise ou non, qu’il soit confortable ou non.
Accueillir son ressenti sans jugement
Reconnaître que votre ressenti est incontestable ne veut pas dire que vous avez raison sur tout.
Cela veut dire :
- “Si je ressens cela, c’est qu’il se passe quelque chose en moi qui mérite de l’attention.”
- “Je n’ai pas à me dire que je suis nul.le ou ridicule parce que je ressens ça.”
Par contre, on peut se poser des questions utiles :
- Qu’est-ce qui se passe qui me fait ressentir « ça » (le « ça » étant généralement une émotion associée au ressenti – ce n’est pas le « Ça » de Stephen King) ?
- Qu’est-ce qui a déclenché ce ressenti ? est-ce quelque chose que j’ai entendu, vu ou perçu ?
- Est-ce que j’ai le goût d’y répondre ? Si oui de quelle manière ?
Ce que vous pouvez demander à votre entourage
Vous pouvez encourager votre entourage à sortir du jugement pour aller vers la compréhension de ce que vous vivez. Tentez de leur expliquer que vous n’attendez pas qu’ils soient d’accord avec votre façon de voir et ressentir les choses, mais qu’ils respectent, au moins, ce que vous ressentez et s’il le peuvent qu’ils prennent le temps de vous écouter sans minimiser ni critiquer.
A retenir !
Ce que vous ressentez est toujours incontestable.
On peut discuter, argumenter sur la situation, sur vos réactions et vos pensées, mais pas de l’existence de votre ressenti, ni de votre émotion.
Votre ressenti est ce qu’il est !
Que vous compreniez ou non d’où vient votre ressenti, il mérite d’être pris au sérieux. Vous avez le droit de le nommer, de demander du soutien et de chercher de l’aide pour mieux vivre avec.
Orientez-vous vers un professionnel (médecin, psychologue, psychiatre, CMP, etc.) dès que le ressenti devient trop intense, trop fréquent ou handicapant dans le quotidien.
Prenez soin de vous !