Maryse Dumont Minayo
Hypnothérapeute & Thérapeute Certifiée au modèle de psychothérapie Intelligence Relationnelle® (IR)
par le Dr François Le Doze
Maryse Dumont Minayo
Hypnothérapeute & Thérapeute Certifiée au modèle de psychothérapie Intelligence Relationnelle® (IR)
par le Dr François Le Doze

La confiance c’est quoi ? Nous avons confiance en l’autre et parfois pas. Mais est-ce que nous nous faisons confiance en nous-même ?

Prenons la définition que nous propose le Larousse :

Nom féminin,

Assurance, hardiesse, courage qui vient de la conscience qu'on a de sa valeur, de sa chance : Faire face aux difficultés avec confiance.

Sentiment de quelqu'un qui se fie entièrement à quelqu'un d'autre, à quelque chose : Notre amitié est fondée sur une confiance réciproque.

Autre définition lexicographique du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL)

[En parlant d'une relation de pers. à pers.] Croyance spontanée ou acquise en la valeur morale, affective, professionnelle... d'une autre personne, qui fait que l'on est incapable d'imaginer de sa part tromperie, trahison ou incompétence. Sa droiture m'inspire une confiance absolue. Je crois en elle bien plus qu'en moi (Amiel, Journal intime,1866, p. 522). Je ne te connais pas, tu me fais peur... Tu ris de tout ce que j'aime... Tu mens si bien ! ... Tu as tout de moi, sauf ma confiance (Colette, L'Envers du music-hall,1913, p. 87)

La confiance en l’autre, à quel moment puis-je l’accorder ? est-ce que je peux accorder ma confiance en totalité ? Mais peut-on accorder de manière absolue sa confiance ? Ou l’accorde-t-on avec une certaine réserve dans le but de se préserver, afin de ne pas être blessé(e) ? Car le passé a pu nous montrer à plusieurs reprises que la confiance que nous avions pu accorder à l’autre a reçu quelques coups de canif. Mais la confiance que je n’accorde qu’avec parcimonie à l’autre ne serait-elle pas en lien avec la confiance que je m’accorde à moi-même ?

Est-ce que j’ai confiance en moi ? Ai-je suffisamment confiance en moi pour faire confiance à l’autre ? Et si le début de cette histoire de confiance avait vu le jour à ma naissance ? Ou après ? Plus tard ? Qu’est-ce qui fait ou devrais-je dire qu’ai-je vécu comme expérience pour avoir perdue cette confiance en moi et par ricochet en l’autre ?

Les expressions « j’ai pas confiance en moi » « ne plus faire confiance » « je n’ai plus confiance en la vie », mais d’où viennent-elles, qu’est-ce qui se cache réellement derrière ces mots ? Qui ne les a pas entendus qui ne les a pas sortis de sa bouche ? Qu’avons-nous expérimenté, et quelle conclusion avons-nous pu en tirer, pour exprimer ce manque de confiance en la vie, en l’autre ? Pour finir par dire « je n’ai confiance en personne » « j’ai plus confiance en la vie, elle m’a trop déçue »… Oh que oui, nous avons vraiment dû l’être – déçu(e) – pour perdre cette confiance. Que s’est-il donc passé dans notre histoire ? En qui ai-je cru ? En qui ai-je fais confiance ? Par qui me suis-je senti(e) tromper ? Quand ai-je reçu cette « gifle » qui m’a si profondément blessée ? sur qui espérai-je compter et qui n’a pas été là, présent pour m’aider ? A quel moment ai-je accorder ma confiance et qui s’est détourné de moi ? 

Oh comme j’ai dû me sentir bien seul(e), abandonné(e) et trahi(e) pour qu’aujourd’hui j’en arrive à ne plus éprouver ce désir d’accorder ne serait-ce qu’une once de ma confiance à l’autre et que je ne l’accorde pas plus à moi-même.

Parce que dans cette histoire, c’est bien moi qui me suis trompé(e) à plusieurs reprises, j’ai cru à plusieurs reprises que je pouvais faire confiance, mais ce fut en vain. C’est une trahison envers moi-même, je me suis menti(e), je me suis fait un film, j’ai fantasmé sur le fait que je pouvais faire confiance… mais non, réveille-toi !

Oui réveillons-nous et retrouvons cette confiance en nous-même et nous verrons si l’autre est capable de mériter que nous lui accordions notre confiance.

Cependant, il y a un risque, c’est que nous demandions que l’autre soit parfait, qu’il ne fasse aucune erreur, ne serait-ce pas trop demander ? Sommes-nous donc si parfait nous-mêmes ? Non je ne crois pas. Enfin, ce serait bien ennuyeux, la perfection est ennuyeuse ! Chacun trouvera le juste milieu, ou s’en rapprochera, ou s’en éloignera. Avant d’exiger de l’autre qu’il soit impeccable vérifions si nous le sommes nous-mêmes ? Et bien non… et tant mieux !

Alors voilà, la confiance, à bien y regarder, c’est une histoire de soi à soi !

 

A quel niveau je m’estime ? Quel est le niveau de confiance que je m’accorde à moi-même ? Posons-nous la question, retirons-nous en notre fort intérieur et examinons cette question ?... … … Et dans cet espace d’intimité, en nous, un souvenir, une image peut remonter à la surface, un souvenir du passé, petit(e)… j’attendais tellement que tu viennes m’aider toi l’adulte, toi si fort(e), si grand(e)… mais tu n’as rien fait ! J’ai attendu souvent que tu me défendes, mais tu n’as rien fait. Alors j’ai appris à ne compter que sur moi, je me suis débrouillée tout(e) seul(e)… Et si ce manque de confiance venait de là ? Des suites des circonstances de la vie qui font que nous nous sommes adaptés au fait que personne ne venait nous aider, personne pour nous défendre. Et cette personne qui n’a pas confiance en nous, qui fait à notre place, comment puis-je avoir confiance en moi dans de telles circonstances ? Autant de situations qui font que nous avons fini par apprendre à nous débrouiller tout(e) seul(e) ou à pense que nous n’étions pas capables de.

Alors je n’ai qu’un seul choix, celui de guérir, de « reconstruire mon histoire » (comme le dit si bien Teresa Robles) pour retrouver cette confiance en moi, celle que j’avais quand j’étais bébé, mais qui pour des raisons raisonnables ou déraisonnables s’est mise à hiberner. Je peux apprendre à m’accepter telle que je suis, avec mes forces et mes faiblesses, mes doutes et mes certitudes, et alors seulement je pourrai accorder ma confiance au genre humain, l’accepter lui aussi avec ses forces, ses faiblesses et ses imperfections. Nous trainons tous des casseroles, moi, lui, vous, elle, et parfois même des marmites.

Je me pose la question suivante, est-ce qu’en retrouvant la confiance en moi, je pourrai faire preuve de tolérance envers moi-même et l’autre ? Mais ça c’est une autre histoire….

Prenez soin de vous…

 


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